En 2003, le Conseil départemental, avec les 22 communes riveraines de l’Oise dans le département, a créé le Syndicat mixte des berges de l’Oise. Ce dernier a pour mission l’entretien, la protection et l’aménagement des berges.

A l’état naturel, les berges sont des milieux abritant une grande richesse faunistique et floristique à préserver et à mettre en valeur. Les objectifs de gestion des berges sont définis afin d’atteindre le bon état écologique imposé par la Directive Cadre Européenne sur l’Eau (DCE).

Le Conseil départemental est un membre et un partenaire financier important du Syndicat des berges de l’Oise par le biais de sa cotisation annuelle et des subventions qu’il accorde pour les études et les travaux d’aménagement.

En matière d’entretien courant, les espaces verts qui bordent l’Oise dans les centre-villes des communes sont régulièrement tondus. En hiver, le Syndicat procède au ramassage des feuilles sur ces mêmes secteurs et élague ou abat des arbres dangereux pour le public. Cependant, dans un souci de préservation de la biodiversité, certains espaces bénéficient de ce que l’on appelle la « gestion différenciée ». Cela consiste à laisser la végétation herbacée se développer en particulier lors des périodes de reproduction des insectes. Une fauche tardive peut être réalisée une fois par an. Environ 100 000 € par an sont consacrés à l’entretien de ces espaces verts. A titre d’exemple, en 2009, 600 000 m² d’espaces verts ont été entretenus.

En matière d’entretien des boisements des berges (ripisylve) le Syndicat intervient de façon raisonnée en faisant appel à des entreprises spécialisées qui élaguent et abattent des arbres préalablement sélectionnés. Ces interventions visent :

  • A prévenir les dégradations de berges en retirant les arbres pouvant basculer dans l’Oise,
  • A sécuriser les chemins piétons longeant la rivière,
  • A limiter les risques de contamination en cas de présence d’arbres malades,
  • A sélectionner les espèces les mieux adaptées aux milieux humides,
  • A diversifier les habitats pour la faune sauvage en variant les strates,
  • A améliorer l’aspect paysager en mettant en valeur les plus beaux sujets.

La végétation rivulaire joue un rôle très important de maintien des berges et de corridor biologique. De ce fait, entre 150 000 et 200 000 € sont investis chaque année pour ces travaux. Ceci permet d’entretenir en moyenne 4 000 mètres linéaire de végétation rivulaire.

L’Agence de l’Eau Seine-Normandie et l’Entente Oise-Aisne participent financièrement à la réalisation des ces travaux.